Il y a des castings qui disent une époque. Pour sa quatrième saison, l'émission Drag Race France accueille dans son jury deux personnalités que tout, a priori, sépare : l'actrice Isabelle Adjani et Galia Salimo, figure pionnière de la scène drag hexagonale, rapporte Franceinfo.
Une star du cinéma au générique
L'arrivée d'Isabelle Adjani n'est pas anodine. Icône du cinéma français, plusieurs fois récompensée, elle apporte à l'émission le prestige d'une immense carrière. Sa présence au jury d'un télécrochet consacré à l'art du drag envoie un signal : celui d'une reconnaissance culturelle d'une discipline longtemps cantonnée aux marges.
Voir une comédienne de cette envergure juger des performances de drag queens illustre le chemin parcouru par cet art, passé des cabarets et des scènes underground aux plateaux de la télévision grand public.
Galia Salimo, la mémoire d'un art
À ses côtés, Galia Salimo incarne une autre forme de légitimité : celle de l'histoire. Figure de la scène et de la nuit parisiennes, elle a traversé les décennies et participé, à sa manière, à faire exister cette culture en France, souligne Libération.
Sa présence au jury a valeur de transmission : celle d'une pionnière saluée par une génération qui, aujourd'hui, s'exprime en pleine lumière. Un pont entre l'histoire souterraine du drag et sa célébration contemporaine.
Le succès d'un format
Adaptation française du concept né aux États-Unis avec RuPaul, Drag Race France s'est imposée, saison après saison, comme un rendez-vous suivi, mêlant compétition, créativité et émotion. Les candidates y rivalisent de costumes, de chorégraphies et de reparties, sous l'œil d'un jury qui départage les prestations.
Au-delà du divertissement, l'émission a contribué à populariser une culture et à donner une visibilité à des artistes et à des parcours longtemps invisibilisés. En s'offrant les services d'une star du grand écran et d'une pionnière, la saison 4 confirme cette ambition : faire du drag un spectacle assumé, à la fois populaire et porteur de sens. De quoi promettre, pour les amateurs comme pour les curieux, une nouvelle saison à suivre de près.



