La haute couture parisienne a livré l'un de ses moments attendus. Pour Dior, le créateur Jonathan Anderson a présenté une collection automne-hiver 2026-2027 tout entière construite autour du plissé et du drapé, décrit Franceinfo.
L'art du pli et du drapé
Plutôt que la surenchère, Anderson a fait le pari de la technique. Les plissés, travaillés à la main, et les drapés, savamment noués, structurent des silhouettes qui jouent sur le volume et la légèreté. Le tissu devient matière à sculpture, sans jamais perdre en fluidité. Cette approche met en avant le savoir-faire des ateliers, cœur battant de la haute couture, un artisanat rare que chaque collection contribue à préserver.
Un nouveau chapitre pour Dior
L'arrivée de Jonathan Anderson marque un tournant pour la maison. Le créateur britannique, passé notamment par Loewe, s'est vu confier une direction créative élargie chez Dior, rappelle WWD. Une place centrale qui lui permet d'imprimer une vision cohérente à l'ensemble des lignes de la maison, dans la lignée des grands noms qui ont façonné son histoire.
Ce rôle unifié, rare dans une maison de cette envergure, dit l'ambition de Dior : offrir un cap créatif clair, tout en respectant un héritage prestigieux.
Entre héritage et modernité
Toute la question, pour un directeur créatif arrivant chez Dior, est de dialoguer avec un patrimoine immense sans s'y enfermer. Avec ses plissés et ses drapés, Anderson semble chercher cet équilibre : puiser dans les codes classiques de la couture, mais leur imprimer une silhouette contemporaine.
La haute couture, réservée à une clientèle restreinte, reste une vitrine essentielle pour les maisons : c'est là que s'expriment la virtuosité des ateliers et l'imaginaire d'un créateur. En misant sur la technique plutôt que sur l'esbroufe, Jonathan Anderson pose, collection après collection, les bases de sa signature chez Dior.



