Une entrée en lice qui a tout déclenché

Il y a des matchs nuls qui pèsent plus lourd qu'une défaite. En s'accrochant à un décevant 1-1 face à la République démocratique du Congo pour son entrée dans la Coupe du monde 2026, le Portugal a relancé un débat que le pays repousse depuis des années : faut-il continuer à bâtir l'équipe autour de Cristiano Ronaldo ? Les Portugais avaient pourtant ouvert le score tôt, sur une tête de João Neves, avant de cesser de jouer, rappelle Eurosport.

À 41 ans, le capitaine est apparu isolé en pointe, peu servi, symbole pour ses détracteurs d'une équipe paralysée par son icône.

Quand les lecteurs votent pour le banc

Le signe le plus parlant est venu des supporters eux-mêmes. Invités par le quotidien sportif A Bola à composer leur onze de départ, les lecteurs ont massivement préféré Gonçalo Ramos à Ronaldo en pointe, rapporte Orange Sports. Une partie de la presse portugaise n'a pas été plus tendre, estimant que le quintuple Ballon d'or « semble écrasé par la pression » (proportions exactes du vote À VÉRIFIER).

Martinez, un soutien sans faille

Face à la tempête, Roberto Martinez n'a pas dévié. Le sélectionneur a maintenu Ronaldo sur la pelouse jusqu'au bout face à la RD Congo, jugeant qu'il n'aurait « aucun sens » de sortir le meilleur buteur de l'histoire dans un match qu'il fallait gagner. Avant d'affronter l'Ouzbékistan, il a encore loué la « capacité de concentration » de son capitaine, souligne beIN Sports.

Le paradoxe est réel : la réussite de Ronaldo devant le but se fait plus rare en grand tournoi, mais ses plus de 140 buts en sélection continuent de plaider pour lui aux yeux du staff. L'intéressé, lui, a choisi l'apaisement, refusant d'alimenter la polémique.

Un parcours déjà sous tension

Le Portugal aborde la suite dos au mur. Après le nul inaugural, la Seleção devait affronter l'Ouzbékistan le 25 juin, un match déjà décrit comme crucial pour la qualification, avant un choc face à la Colombie pour la première place du groupe (dates et adversaires À VÉRIFIER).

L'enjeu : un dernier rêve et une question de génération

Le vrai dilemme dépasse Ronaldo. Avec une génération dorée à son zénith — Vitinha, Bernardo Silva, João Neves, Gonçalo Ramos —, le Portugal tient peut-être là sa meilleure occasion de remporter une Coupe du monde. La question n'est plus de savoir si CR7 mérite sa place pour ce qu'il a été, mais s'il aide encore une équipe qui semble parfois jouer pour lui plutôt qu'avec lui. Martinez a tranché. Reste à savoir si le terrain lui donnera raison.