Il fallait bien que ce Mondial à trois pays accouche d'une vedette inattendue. Au Mexique, ce n'est ni un buteur ni un gardien providentiel : c'est un canard de deux ans, prénommé Merlin, qui a volé la vedette à toute la sélection. Et lundi, l'animal a poussé le bouchon jusqu'au palais national, reçu par la présidente Claudia Sheinbaum en personne.

Un canard, un chariot et un maillot vert

À l'origine de la fable, rien de très glamour. Merlin accompagne sa propriétaire, Carla Gómez, qui vend de l'eau et des sodas depuis un petit chariot dans les rues de Mexico. Le palmipède se balade fièrement avec un maillot de la sélection nationale et, détail qui a fait fondre tout un pays, de petites chaussettes taillées sur mesure pour ses pattes palmées.

Le déclic ? Le 12 juin, jour du premier match du Mexique face à l'Afrique du Sud (victoire 2-0). Après le coup de sifflet final, Merlin a été aperçu en train de se dandiner au milieu des supporters en liesse. Les vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux et cumulé des millions de vues. La rue a tranché avant la Fédération : ce canard serait la mascotte du peuple.

De la rue au palais national

Devant l'engouement, les institutions ont suivi le mouvement plutôt que de lui courir après. Merlin a été promu « ambassadeur » par la FIFA, et son nom comme son image devraient être déposés auprès de l'institut mexicain de la propriété intellectuelle, histoire d'éviter que le moindre porte-clés ne fleurisse sans autorisation, rapporte ITV News.

Point d'orgue de l'aventure : la réception par Claudia Sheinbaum, lundi. Un canard de rue à la table de la première femme présidente du Mexique, voilà une image que même les scénaristes les plus optimistes n'auraient pas osé écrire avant le tournoi.

Le Mexique aussi cartonne sur le terrain

Il faut dire que le pays hôte est d'humeur joyeuse. Versé dans le groupe A, le Mexique a remporté sa poule. Après le 2-0 inaugural, la sélection a enchaîné par un 1-0 face à la Corée du Sud, devenant la première équipe qualifiée pour les phases finales, sans encaisser le moindre but sur ces deux rencontres.

Une chose est sûre : quel que soit l'adversaire au tour suivant, il y aura un canard en maillot vert quelque part dans le cœur des Mexicains. Et si la magie Merlin tenait jusqu'à la finale ?