Les pâtes ont mauvaise presse chez ceux qui surveillent leur ligne. À tort, le plus souvent. La question de la « quantité maximale » de pâtes, posée par Le Dauphiné Libéré, appelle une réponse rassurante et nuancée.

Un féculent, pas un ennemi

Première mise au point : les pâtes ne sont pas à bannir. Elles font partie des féculents, une famille d'aliments à laquelle le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande de faire une place à chaque repas, selon l'appétit et l'activité de chacun. Loin d'être proscrits, les féculents fournissent l'énergie dont l'organisme a besoin.

Autrement dit, il n'existe pas de « quantité maximale » de pâtes valable pour tout le monde. Tout dépend de votre âge, de votre niveau d'activité physique et, surtout, de l'équilibre global de votre alimentation. Un grand sportif n'a pas les mêmes besoins qu'une personne sédentaire.

Une portion raisonnable, du bon sens

Faute de seuil universel, on peut retenir un repère simple : une portion classique tourne autour d'une centaine de grammes de pâtes crues par adulte et par repas, ce qui donne une belle assiette une fois cuites. À adapter, bien sûr, à sa faim et à sa dépense d'énergie.

Ce qui compte, ce n'est pas de compter les grammes à la loupe, mais de veiller à l'équilibre d'ensemble : varier les féculents (riz, légumineuses, pommes de terre), les répartir sur la journée, et ne pas transformer chaque repas en montagne de pâtes.

Le mythe des pâtes qui font grossir

Non, les pâtes ne font pas grossir en soi. Elles apportent des glucides complexes, qui se digèrent lentement et procurent une énergie régulière ainsi qu'une bonne sensation de satiété. Ce qui alourdit réellement l'assiette, c'est souvent l'accompagnement : sauces très grasses à la crème, excès de fromage, portions démesurées.

En clair, le problème n'est pas l'aliment, mais la façon de le préparer et la quantité. Une assiette de pâtes accompagnée de légumes et d'une source de protéines, avec une sauce légère, reste un repas parfaitement équilibré.

L'atout des pâtes complètes

Si l'on veut optimiser, un conseil revient souvent : privilégier les pâtes complètes. Fabriquées à partir de céréales moins raffinées, elles sont plus riches en fibres que les pâtes blanches. Ces fibres ralentissent l'assimilation des glucides, ce qui limite les pics de sucre dans le sang, et renforcent la satiété. Elles apportent aussi davantage de vitamines et de minéraux.

Sur le plan des calories, la différence entre pâtes complètes et blanches reste faible. C'est donc surtout la qualité nutritionnelle qui plaide en faveur des complètes, sans qu'il faille pour autant se priver totalement des pâtes classiques.

À retenir

Il n'y a donc pas de nombre magique de portions de pâtes à ne pas dépasser par semaine. La bonne approche, c'est l'équilibre : des pâtes oui, dans une alimentation variée, en soignant les accompagnements et en pensant, quand on le peut, aux versions complètes. Alors, si vous aimez les pâtes, continuez à vous faire plaisir, sans culpabilité. En nutrition comme ailleurs, c'est la régularité et le bon sens qui priment, bien plus que les interdits.