« La chaleur tue. » C'est par cette formule que la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a interpellé le gouvernement en pleine canicule, rapporte l'AFP. Le syndicat réclame des mesures contraignantes pour protéger les salariés exposés.

Les revendications de la CGT

La centrale demande notamment d'inscrire des températures maximales de travail dans le code du travail — au-delà desquelles l'activité serait suspendue —, l'arrêt des travaux en extérieur l'après-midi lors des épisodes de vigilance rouge, et l'extension à tous les secteurs du chômage partiel « intempéries » avec maintien du salaire. La CGT pointe les salariés du BTP, de l'agriculture ou de la logistique, en première ligne face à la chaleur.

Ce que dit le droit aujourd'hui

Le cadre a récemment évolué : un décret entré en vigueur en 2025 (Légifrance) a renforcé les obligations des employeurs en les indexant sur les niveaux de vigilance de Météo-France — réévaluation des risques, accès à l'eau, adaptation des horaires et des tâches. Mais le code du travail ne fixe toujours pas de température maximale déclenchant automatiquement l'arrêt. Le droit de retrait existe, mais suppose de démontrer un « danger grave et imminent », difficile à invoquer pour la seule chaleur.

Un débat appelé à durer

Avec des canicules plus fréquentes et plus précoces, l'adaptation du monde du travail devient un sujet récurrent. Plusieurs voix, syndicales et au-delà, plaident pour des règles plus claires et opposables ; les organisations patronales mettent en garde contre la rigidité de seuils uniformes. Entre protection des travailleurs et souplesse d'organisation, l'arbitrage reste à trouver — et la canicule en cours le remet au premier plan.