Un mois de Coupe du monde peut tout changer. À l'approche du Ballon d'or 2026, le Mondial a totalement relancé la course au trophée individuel le plus convoité du football, analyse Le Parisien. Et c'est un visage familier qui se replace en tête : celui de Lionel Messi.
La « remontada » de Messi
On le pensait sur le déclin, tourné vers la fin de carrière. Mais l'Argentin a réalisé une Coupe du monde de très haut niveau avec sa sélection, rappelant à tous l'étendue de son talent. Ce Mondial « stratosphérique », selon la formule de L'Équipe, l'a replacé au premier plan des pronostics, à un âge où l'on n'attendait plus forcément un tel exploit.
Une performance dans un grand tournoi international pèse lourd dans l'esprit des votants. Messi, déjà multiple lauréat, apparaît donc comme l'un des grands favoris, porté par la dynamique de son équipe.
Yamal, le visage de la relève
Dans son sillage, la nouvelle génération pousse fort. Lamine Yamal, le prodige espagnol, s'impose comme le principal rival de Messi. Symbole d'un football en pleine mutation, il incarne l'irruption des très jeunes talents au sommet, et pourrait, à terme, marquer une bascule générationnelle dans le palmarès.
D'autres noms restent en lice, à l'image de Rodri, lauréat en 2024 et pilier de la sélection espagnole, dont la régularité au plus haut niveau plaide en sa faveur. La course s'annonce ouverte entre profils très différents : le génie confirmé, l'espoir fulgurant, le milieu de terrain de l'ombre.
Les Français en perte de vitesse
Pour le football français, le Mondial a laissé un goût plus amer. L'élimination des Bleus a coûté cher à ses représentants dans la course individuelle. Des joueurs que l'on voyait candidats sérieux ont vu leurs chances s'amenuiser, faute d'un parcours abouti en sélection.
Tout n'est pas noir pour autant : certains internationaux tricolores, brillants sur la scène européenne ou lors du tournoi, restent cités parmi les prétendants. Mais la tendance est là : la concurrence s'est durcie, et les Français doivent composer avec des rivaux au sommet de leur art.
Une décision encore en suspens
Il faut le rappeler : le Ballon d'or, décerné par France Football, récompense l'ensemble d'une saison, et pas seulement une compétition. Le Mondial a certes rebattu les cartes, mais les prestations en club, tout au long de l'année, comptent tout autant dans la balance.
La course reste donc ouverte jusqu'à la cérémonie. Messi tient la corde, Yamal pousse, les outsiders guettent. Comme souvent avec le Ballon d'or, le verdict final promet son lot de débats, et il faudra attendre l'annonce officielle pour connaître le nom du successeur au palmarès. En attendant, le suspense, lui, est bel et bien relancé.



