Qui est concerné
À partir du 1er juillet, les étudiants ressortissants de pays hors Union européenne (et hors EEE/Suisse) qui ne sont pas boursiers ne pourront plus toucher les aides personnalisées au logement, rapporte franceinfo. Deux catégories restent en revanche éligibles : tous les étudiants boursiers, quelle que soit leur nationalité, et les ressortissants européens. La mesure, inscrite dans le cadre budgétaire, vise à réaliser des économies, confirme BFMTV.
Une mesure d'économies
Le gouvernement justifie la réforme par un objectif de recentrage des aides publiques. L'économie attendue se chiffrerait en dizaines de millions d'euros par an (le montant exact varie selon les sources et reste à confirmer). Pour les étudiants concernés, la perte représente toutefois une part importante d'un budget souvent serré — l'APL pouvant atteindre plusieurs dizaines à une centaine d'euros par mois.
Des critiques nourries
La mesure suscite l'inquiétude des organisations étudiantes et d'associations, qui dénoncent un risque de précarité accrue pour des étudiants déjà fragilisés — d'autant que les frais d'inscription des étudiants étrangers ont augmenté ces dernières années. Certaines voix y voient une atteinte à l'attractivité de l'enseignement supérieur français et à l'égalité de traitement. Des recours ont été engagés sur le plan juridique.
Des dispositifs alternatifs
Quelques filets de sécurité subsistent : la garantie locative publique (Visale) pour les jeunes, les aides du Crous, ou des fonds de solidarité logement. Mais ces dispositifs, plus ponctuels, ne compensent pas la perte d'une aide mensuelle pérenne. Pour les étudiants étrangers concernés, la rentrée 2026 s'annonce, sur le plan financier, plus difficile.



