Un millier de morts en excès en trois jours

Santé publique France a recensé environ 1 000 décès de plus que la normale depuis le mercredi 24 juin, soit sur les trois premiers jours du pic thermique. L'agence a observé plus de 1 200 décès toutes causes confondues le 24 juin, puis davantage les jours suivants, à comparer à une moyenne de référence de l'ordre de 900 à 1 000 décès quotidiens. Le chiffre a été confirmé par plusieurs grands médias, dont Le Figaro.

Un bilan provisoire et sous-estimé

L'agence insiste : ces données sont provisoires. Son système de surveillance ne couvre qu'une partie de la mortalité nationale, les décès à domicile étant nettement sous-représentés. Le bilan réel ne sera donc connu avec précision que plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après la fin de l'épisode. La surmortalité se mesure par l'écart à la normale — la comparaison entre les décès observés et ceux attendus en temps habituel —, et non par un décompte direct des morts « dus à la chaleur ».

Les personnes âgées en première ligne

Sans surprise, les plus de 65 ans constituent la grande majorité des décès en excès. Les personnes âgées isolées, vivant à domicile sans climatisation ni surveillance, sont les plus exposées. Les régions les plus touchées correspondent à celles ayant subi les alertes les plus sévères. Ce dimanche, les températures redevenaient plus respirables sur une large partie du pays, mais plusieurs dizaines de départements restaient en vigilance (canicule résiduelle et orages).

À distinguer du bilan des noyades

Ce bilan de surmortalité est distinct des 74 noyades mortelles annoncées par le ministère de l'Intérieur depuis le 18 juin — un décompte d'accidents identifiés, et non un écart statistique. Les deux mesures, complémentaires, disent chacune à leur manière la violence sanitaire de cet épisode, présenté par les autorités comme l'un des plus intenses jamais enregistrés.