Un comité d'alerte et de nouvelles économies
Le gouvernement entend réunir un comité d'alerte des finances publiques début juillet et annoncer de nouvelles économies, rapporte BFMTV. La formule choc — « on est assis sur un baril de poudre » — résume l'état d'esprit à Bercy, où l'on cherche à tenir les objectifs de réduction du déficit malgré des dépassements de dépenses, notamment du côté de la santé.
Le diagnostic sévère de la Cour des comptes
Le contexte est lourd : la Cour des comptes a récemment dressé un constat alarmant, jugeant que « tous les signaux sont au rouge ». Le déficit public reste supérieur à 5 % du PIB et la dette continue de croître, au-dessus de 110 % du PIB, avec une charge d'intérêts en forte hausse. (Les chiffres précis cités varient selon les documents et sont à confirmer.) La trajectoire de retour sous les 3 % de déficit à l'horizon de la fin de la décennie suppose des efforts considérables.
Dépenses ou impôts ?
Le débat porte sur la méthode. La Cour des comptes plaide pour privilégier la maîtrise de la dépense plutôt que de nouvelles hausses d'impôts, après plusieurs années d'alourdissement de la fiscalité. Mais réduire les dépenses suppose des arbitrages politiquement sensibles, dans un contexte de majorité fragile et de débats budgétaires âpres à l'Assemblée.
Un enjeu européen
La France est aussi sous le regard de Bruxelles, qui attend une trajectoire crédible de redressement. L'équation est délicate : rassurer les marchés et les partenaires européens, tenir les engagements de déficit, sans casser la croissance ni heurter une opinion déjà sous tension. Le rendez-vous de juillet donnera un premier aperçu des choix que l'exécutif est prêt à assumer.



