Quelques mots, écrits à la main, laissés sur un mur d'un vestiaire de Los Angeles. C'est par ce geste discret que l'équipe nationale d'Iran a choisi de marquer son passage à la Coupe du monde 2026, après son match nul et vierge (0-0) contre la Belgique, dans le cadre du groupe G.

Un message de gratitude et de paix

Le billet manuscrit, retrouvé dans le vestiaire après la rencontre, remercie Los Angeles pour son hospitalité et conclut par un vœu : « Que la paix, le respect et l'amitié prévalent entre toutes les nations. » Selon ESPN, qui a relayé le geste, le mot a été déposé avant le départ de la délégation. Le média GiveMeSport précise qu'il s'agit d'un message d'environ 74 mots, écrit à la main. Le nom exact de l'enceinte (SoFi Stadium, à Inglewood) est désigné différemment selon les sources.

Un séjour américain sous contrainte

Le geste prend tout son sens au regard des conditions dans lesquelles l'Iran dispute ce tournoi. Comme l'avait rapporté ESPN, la sélection a établi son camp de base non pas aux États-Unis, mais à Tijuana, au Mexique, juste au sud de San Diego. Surtout, l'équipe est soumise à des restrictions de déplacement strictes : elle ne peut entrer sur le sol américain que dans une fenêtre rapprochée autour de ses matchs et doit repartir vers son camp mexicain immédiatement après chaque rencontre. C'est cette obligation de quitter Los Angeles sans délai qui donne au mot laissé dans le vestiaire sa tonalité particulière : un adieu autant qu'un remerciement.

Le sélectionneur Amir Ghalenoei n'a pas caché son amertume face à ces contraintes, qualifiant son équipe de « formation la plus opprimée » du tournoi. Après le nul contre la Belgique, il a salué un résultat obtenu « dans les pires conditions possibles ».

La portée d'un geste

Dans un contexte de tensions diplomatiques durables entre Téhéran et Washington, ce billet, tourné vers la « paix entre les nations », tranche avec le climat. Sans verser dans la déclaration politique, les joueurs iraniens ont préféré laisser parler quelques phrases manuscrites. À la croisée du sport et de la géopolitique, l'Iran a choisi de quitter Los Angeles en laissant un mot de remerciement plutôt qu'un grief.