La canicule qui frappe la France s'accompagne d'une série noire dans l'eau. En Seine-et-Marne, deux personnes sont mortes noyées ce week-end : une adolescente de 13 ans et un homme. Les circonstances précises restent à confirmer, mais le drame s'inscrit dans une vague de noyades qui endeuille le pays à mesure que les Français se ruent vers les points d'eau pour échapper à la chaleur.

Au moins 13 morts en France depuis samedi

À l'échelle nationale, le bilan s'aggrave. Le porte-parole national de la Sécurité civile a fait état, le 22 juin, d'au moins 13 décès par noyade depuis samedi soir en France — un chiffre attribué à cette source et susceptible d'évoluer. Parmi les victimes, plusieurs adolescents se sont noyés dans des zones interdites à la baignade, notamment dans le Doubs et à Dunkerque.

Le contexte météorologique aggrave l'exposition au risque : Météo-France a placé 49 départements en vigilance rouge canicule lundi 22 juin, un record depuis la mise en place du dispositif d'alerte en 2001, avec des températures attendues entre 38 et 42 °C. La chaleur extrême pousse de nombreux Français vers les rivières, lacs et plans d'eau, parfois dangereux et non surveillés.

Des sites non surveillés au cœur du risque

En Seine-et-Marne, les autorités s'alarment de longue date de la fréquentation de sites de baignade interdits — bords de Marne, plans d'eau, abords d'écluses et de barrages — où se concentre l'essentiel des accidents, faute de surveillance et en raison des courants. Le risque y est d'autant plus élevé que la baignade y est illégale et donc sans secours immédiat.

La prévention, seul rempart

Les noyades accidentelles provoquent environ un millier de décès par an en France, dont près de la moitié durant l'été, rappelle Santé publique France, qui en fait la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les plus jeunes.

Les consignes des autorités sont constantes : se baigner uniquement dans une zone autorisée et surveillée, ne pas surestimer ses capacités, entrer progressivement dans l'eau après une exposition au soleil pour éviter l'hydrocution, et surveiller en permanence les enfants. « Il suffit de quelques secondes pour qu'un enfant se noie, et aucun dispositif ne remplace la vigilance d'un adulte », martèlent les services de secours. À l'heure où les épisodes de canicule se multiplient, la fraîcheur d'une rivière ne doit jamais faire oublier le danger qu'elle peut représenter.