Le rideau se lève sur fond d'incertitude

Grand-messe du théâtre, le Festival d'Avignon ouvre une nouvelle édition samedi, dans un climat que son directeur Tiago Rodrigues qualifie d'« incertitude », rapporte franceinfo. Une incertitude à double visage : celle des moyens alloués au service public de la culture, et celle d'un climat plus large pour la liberté de création.

Des inquiétudes budgétaires et politiques

Le spectacle vivant traverse une période difficile : resserrement des subventions de l'État et des collectivités, fragilisation des dispositifs de soutien à l'emploi artistique. À cela s'ajoutent des tensions autour de la liberté de programmation, après des cas de déprogrammations d'œuvres pour des motifs idéologiques dans certaines villes. (Le détail des mesures budgétaires et des cas cités est rapporté par les sources ; certains éléments restent à confirmer.)

Rodrigues, à la tête du festival depuis 2023, choisit d'en faire une matière : un festival qui interroge son époque plutôt que de la fuir.

La Corée, langue invitée

Chaque année, Avignon met à l'honneur une langue et une scène étrangères. En 2026, c'est la Corée qui est mise en avant, avec une présence notable du spectacle vivant coréen (théâtre, danse) dans la programmation. Un coup de projecteur sur une création dynamique, encore peu vue en France. (La liste précise des spectacles et invités est détaillée par le festival ; à consulter au programme.)

Un rendez-vous qui compte

Au-delà des débats, Avignon reste un moment fort de la vie culturelle française : des dizaines de spectacles « in », des centaines dans le « off », et une ville entière transformée en scène. C'est aussi un thermomètre de l'état du théâtre public — d'où l'écho particulier des inquiétudes exprimées cette année.

Rendez-vous samedi pour le lever de rideau. ActuBrief reviendra sur les temps forts de cette édition.