Une lettre ouverte aux parents

Plusieurs personnalités du monde des médias et du divertissement, parmi lesquelles l'animatrice Karine Le Marchand, la journaliste Estelle Denis et le médecin et présentateur Michel Cymes, ont signé une lettre ouverte invitant les parents d'élèves à montrer à leurs adolescents le film L'Abandon, consacré à Samuel Paty. Selon le quotidien qui a révélé l'initiative, les signataires y décrivent ce geste comme « un acte de lucidité nationale », rapporte Le Parisien. La liste complète des signataires n'a pu être confirmée que par cette source (À VÉRIFIER).

Le film « L'Abandon »

Réalisé par Vincent Garenq, L'Abandon retrace les onze derniers jours de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie. Le rôle principal est tenu par Antoine Reinartz, aux côtés d'Emmanuelle Bercot. Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026, le film est sorti en salles le 13 mai 2026, indique franceinfo. Le scénario s'appuie en partie sur le livre du journaliste Stéphane Simon, avec la collaboration de Mickaëlle Paty, sœur de l'enseignant.

Un assassinat qui a marqué le pays

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur au collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a été assassiné et décapité par un assaillant à la sortie de son établissement. Quelques jours plus tôt, il avait montré à ses élèves, lors d'un cours sur la liberté d'expression, des caricatures de Mahomet. Une campagne de dénonciation sur les réseaux sociaux avait précédé le drame, qui avait provoqué une vive émotion nationale.

Un enjeu pédagogique et mémoriel

L'appel des personnalités prolonge une réflexion déjà engagée autour de l'usage scolaire du film. Le gouvernement a indiqué soutenir sa diffusion dans les établissements sans la rendre obligatoire, les enseignants restant libres de le montrer dans le cadre de leur liberté pédagogique, selon Europe 1. Des initiatives locales ont vu le jour, comme dans les Bouches-du-Rhône, où le département prévoit de projeter le film à ses collégiens à la rentrée. En se tournant vers les familles plutôt que vers la seule institution scolaire, les signataires cherchent à faire de la transmission de cette mémoire une responsabilité partagée.