Une collecte au sommet
L'assurance-vie a le vent en poupe. Selon Le Monde, les épargnants français s'y ruent en 2026, avec une collecte particulièrement élevée depuis le début de l'année. Les données de la profession, publiées par France Assureurs, confirment des niveaux de cotisations et une collecte nette parmi les plus forts jamais enregistrés. (Les montants mensuels précis varient selon les sources ; ils sont à considérer comme des ordres de grandeur.)
Pourquoi ce basculement
La raison principale tient à un écart de rendement. Le taux du Livret A a été abaissé à 1,5 %, alors que les fonds euros de l'assurance-vie — la poche sécurisée des contrats — rapportent en moyenne davantage (de l'ordre de 2,5 à 3 % selon les contrats). Pour une épargne sans grand risque, la différence n'est pas négligeable.
À cela s'ajoute un climat d'incertitude (tensions internationales, marchés volatils) qui pousse les ménages vers des placements jugés plus stables, tout en cherchant un peu de rendement.
Rappel : qu'est-ce que l'assurance-vie ?
Contrairement à ce que son nom suggère, l'assurance-vie est d'abord un placement. On y verse de l'argent, réparti entre :
- des fonds euros, au capital garanti et au rendement modéré mais sûr ;
- des unités de compte (UC), investies sur les marchés, potentiellement plus rémunératrices mais risquées (capital non garanti).
L'argent reste disponible (on peut retirer à tout moment), et la fiscalité devient avantageuse après huit ans de détention. C'est cette souplesse qui séduit.
Un signal sur l'épargne des Français
Cet engouement illustre un arbitrage classique : quand les livrets réglementés rapportent moins, les ménages redéploient leur épargne vers des produits plus rémunérateurs. Reste un point de vigilance : sur les unités de compte, des rendements plus élevés s'accompagnent d'un risque de perte en capital — mieux vaut mesurer son exposition. ActuBrief continuera de suivre les tendances de l'épargne des Français.



