Alors que la France traverse un épisode de forte chaleur, le ministère de l'Éducation nationale a tenu à rassurer candidats et familles : la grande majorité des épreuves orales du baccalauréat 2026 se déroulent normalement. Les reports restent ciblés et concernent surtout les sessions programmées aux heures les plus chaudes, en début de semaine.

Ce qu'annonce le ministère

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, avait ouvert dès la mi-juin la possibilité de décaler localement « de quelques heures ou de quelques jours » les épreuves orales de français et le Grand oral, si la chaleur rendait certains centres difficilement utilisables, rapporte le Café pédagogique. La ligne reste l'adaptation « au cas par cas » : on reporte uniquement là où les conditions d'accueil ne sont plus réunies, et on maintient partout ailleurs. Le Grand oral étant programmé jusqu'au début juillet, il existe une marge pour reprogrammer les sessions décalées.

Quelles académies sont concernées

Selon L'Étudiant, cinq académies ont décidé de décaler une partie de leurs oraux. Les listes citées varient légèrement d'une source à l'autre — on y retrouve notamment Poitiers, Bordeaux, Lyon et Montpellier. Le nombre de candidats concernés est lui aussi à prendre avec prudence : plusieurs sources évoquent quelques milliers de candidats au Grand oral, avec des fourchettes divergentes selon les académies. Dans certains cas (Normandie), il s'est agi de relocaliser les épreuves dans d'autres centres plutôt que de les décaler dans le temps.

Les aménagements et consignes

Le ministère a rappelé aux chefs de centre d'adapter l'usage des locaux : privilégier les salles les moins exposées, ajuster les horaires quand c'est possible, mettre de l'eau à disposition des candidats. Selon le ministre, les régions équipent par ailleurs les lycées de rafraîchisseurs d'air pour les salles d'oraux, rapporte franceinfo.

Ce que doivent faire les candidats

Le message est clair : sauf information contraire de leur académie, l'épreuve est maintenue. En cas de report, le candidat est prévenu par son académie via la plateforme Cyclades, son espace numérique de travail ou par téléphone, et reçoit une nouvelle convocation. L'enjeu dépasse la logistique : des professionnels de l'Éducation nationale ont alerté sur l'impact de la chaleur sur la fatigue et la concentration des candidats, dans un contexte d'examen déjà éprouvant.