La vague de chaleur qui frappe l'Île-de-France met le réseau ferré sous tension. Selon Île-de-France Mobilités, un plan de transport adapté est appliqué afin de « préserver les infrastructures et garantir la poursuite de l'exploitation ». Concrètement : des suppressions et des ralentissements sur une grande partie du réseau (jours et lignes précis variant au quotidien — À VÉRIFIER).

Quelles lignes sont touchées

L'autorité organisatrice annonce qu'« environ 9 trains sur 10 circuleront en moyenne » sur les RER C, D et E ainsi que sur de nombreuses lignes Transilien — soit près d'un train sur dix supprimé à titre préventif. Les RER A et B circulent à vitesse réduite « selon l'évolution thermique ». Côté métro, plusieurs lignes « pourraient connaître des ralentissements l'après-midi », de même que certains tramways ; le réseau de bus reste à trafic normal.

Pourquoi la chaleur perturbe le rail

Le problème tient à la physique des matériaux. Exposé à l'air libre, le rail emmagasine la chaleur : selon EconomieMatin, quand l'air dépasse 37 °C, les rails peuvent atteindre environ 55 °C, l'acier se dilate et peut se déformer, les caténaires se détendent et la signalisation devient plus fragile. Un rail trop dilaté risque de gauchir — d'où des ralentissements préventifs qui allongent les temps de trajet, explique Sortiraparis. À bord, le confort est l'autre point noir : une partie des rames seulement dispose d'une climatisation efficace.

Les recommandations aux voyageurs

  • Anticiper : consulter l'info trafic avant de partir et reporter les trajets non essentiels, surtout pour les personnes vulnérables.
  • Éviter les heures de pointe et privilégier tôt le matin ou en soirée.
  • S'hydrater : plus de 130 fontaines à eau sont disponibles sur le réseau et des bouteilles sont distribuées dans plusieurs gares.
  • Se protéger : rester à l'ombre en attendant, suivre les consignes diffusées en gare.

Un réseau sous tension

Cette séquence illustre la fragilité d'infrastructures conçues à une époque où les canicules restaient exceptionnelles. Désormais récurrents, les épisodes de forte chaleur transforment ces ralentissements préventifs en rendez-vous quasi saisonniers. Pour les exploitants, l'arbitrage reste le même : mieux vaut un train supprimé ou ralenti qu'un incident sur la voie.