Quand le thermomètre s'affole, on cherche instinctivement à se rafraîchir. Mais attention : plusieurs gestes que l'on croit efficaces peuvent en réalité aggraver la situation. Voici les pièges à éviter, et les bons réflexes à adopter, en vous appuyant sur les recommandations de l'Assurance Maladie et de la Croix-Rouge.

La douche glacée : le faux ami

Se jeter sous une douche glacée quand on suffoque paraît logique. C'est pourtant une mauvaise idée. Face au froid brutal, le corps réagit en resserrant ses vaisseaux sanguins et limite l'évacuation de la chaleur : le soulagement est immédiat, mais de courte durée, et l'on peut se retrouver plus échauffé qu'avant.

Mieux vaut une douche tiède ou légèrement fraîche, sans écart de température trop violent. L'idée n'est pas de provoquer un choc, mais d'abaisser doucement la température du corps.

Le ventilateur, utile seulement jusqu'à un certain point

Le ventilateur rend service… tant qu'il ne fait pas trop chaud. Au-delà d'environ 32 °C dans la pièce, il se contente de brasser de l'air chaud : la sensation de fraîcheur est trompeuse, et il peut même accélérer la déshydratation en favorisant l'évaporation, sans réellement faire baisser la température du corps.

Pour garder son logement au frais, le plus efficace reste de fermer volets et rideaux la journée, et d'aérer la nuit ou tôt le matin, quand l'air extérieur est plus frais.

Boissons glacées et alcool : à éviter

Boire très frais désaltère sur le moment, mais les boissons glacées coupent la sensation de soif sans forcément bien hydrater. Quant à l'alcool et aux boissons très sucrées, ils accentuent la déshydratation, tout comme un excès de café.

Le bon geste : boire régulièrement de l'eau, sans attendre d'avoir soif, tout au long de la journée. On peut compléter avec des fruits et légumes riches en eau (melon, concombre, tomate).

L'effort au mauvais moment

Faire son jogging à midi, jardiner ou bricoler en plein soleil : autant d'activités qui font grimper la température corporelle au pire moment. Mieux vaut réserver les efforts physiques aux heures les plus fraîches, tôt le matin ou en soirée, et lever le pied aux heures les plus chaudes.

Dans le même esprit, on limite l'usage des appareils qui dégagent de la chaleur (four, plaques, sèche-cheveux) aux moments où la maison est déjà surchauffée.

Les vrais bons gestes

Pour traverser la canicule sans encombre, quelques réflexes simples font la différence :

  • S'humidifier régulièrement la peau (brumisateur, gant ou linge mouillé), en insistant sur le visage, la nuque et les avant-bras.
  • Porter des vêtements légers, amples et clairs.
  • Rester à l'ombre et dans les pièces les plus fraîches du logement.
  • Prendre des nouvelles des personnes fragiles autour de soi (personnes âgées, isolées, nourrissons).

Quand faut-il s'inquiéter

Certains signes doivent alerter : maux de tête intenses, nausées, fatigue inhabituelle, vertiges, confusion. Ils peuvent annoncer un coup de chaleur, une urgence médicale.

En cas de doute, il ne faut pas hésiter à contacter un médecin ou, si l'état se dégrade rapidement, à appeler les secours (le 15). La canicule n'a rien d'anodin : bien s'informer et adopter les bons gestes, c'est déjà se protéger.