Une université comme dernier refuge

Dans l'État de La Guaira, sur la côte au nord de Caracas, une université s'est improvisée centre d'hébergement et point de distribution alimentaire au lendemain du séisme, accueillant des familles ayant tout perdu, rapporte franceinfo. Des cartons de pâtes, de riz et de produits d'hygiène s'empilent près des entrées. Mais ce qui manque le plus, les sinistrés le disent sans détour : « On a besoin de matelas et surtout de médicaments. » Familles avec de jeunes enfants, personnes âgées et blessés légers cohabitent dans des espaces de fortune, beaucoup refusant de rentrer chez eux tant que les immeubles n'ont pas été inspectés.

Une auto-organisation née de la nécessité

Faute de coordination suffisante dans les premières heures, habitants et bénévoles ont pris les devants : distribution de dons privés, recherche de survivants dans les décombres, entraide de quartier. Mais les stocks s'épuisent vite, et les besoins médicaux — traumatismes physiques comme chocs psychologiques — dépassent largement les capacités locales.

Un bilan qui s'alourdit

Le double séisme du 24 juin (magnitudes 7,2 puis 7,5 à quelques secondes d'intervalle) est, selon l'USGS, le plus puissant à frapper le Venezuela depuis plus d'un siècle. Le bilan officiel s'est nettement alourdi : les autorités vénézuéliennes faisaient état, le 27 juin, d'au moins 1 430 morts et de plusieurs milliers de blessés, selon l'AFP. Un nombre de disparus bien plus élevé a circulé dans certains médias, mais il reste à confirmer, les opérations de secours étant toujours en cours.

Une aide internationale qui s'organise

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) coordonne le déploiement d'équipes internationales de recherche et de sauvetage, et l'acheminement de matériel et de médicaments vers Caracas. La tâche est immense : avant même la catastrophe, plusieurs millions de Vénézuéliens dépendaient déjà de l'aide humanitaire, dans un pays fragilisé par des années de crise. Le séisme ajoute une couche de détresse à une situation déjà critique.