Une marche interdite, des interpellations

À Istanbul, au moins 50 personnes ont été arrêtées lors de la Marche des fiertés, interdite par les autorités, rapporte franceinfo. Malgré l'interdiction et un important dispositif policier, des militants ont tenté de défiler dans la mégapole turque. (Le bilan des interpellations est provisoire.)

Une interdiction devenue habituelle

La Pride d'Istanbul est interdite chaque année depuis le milieu des années 2010. Ce qui fut longtemps l'une des plus grandes marches des fiertés de la région a cédé la place à un rituel de tentatives de rassemblement aussitôt dispersées. Les organisateurs adaptent leurs modes d'action, mais s'exposent à des arrestations systématiques.

Un climat de pression

Ces interpellations s'inscrivent dans un contexte plus large de recul des droits LGBT+ en Turquie. Sans que l'homosexualité y soit illégale, les associations dénoncent une rhétorique officielle hostile et une multiplication des entraves : interdictions d'événements, poursuites, pressions diverses. Des organisations de défense des droits humains documentent régulièrement cette tendance.

Des réactions et une résistance

Les défenseurs des droits humains appellent au respect des libertés de réunion et d'expression. Pour la communauté LGBT+ turque, maintenir une visibilité, même réprimée, relève d'un acte de résistance. À l'échelle européenne, ces images d'arrestations relancent le débat sur l'état des libertés en Turquie — un sujet sensible dans les relations entre Ankara et l'Union européenne.