Un bilan humain qui s'alourdit
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de plus de 1 300 décès liés à la vague de chaleur qui frappe l'Europe depuis le 21 juin, rapporte la BBC. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a alerté sur un épisode où « des centaines de personnes sont mortes », des écoles ont fermé et des réseaux électriques ont flanché. (Ce bilan est provisoire et appelé à évoluer.)
Des records de température
L'épisode s'accompagne de records : l'Allemagne a enregistré une température supérieure à 41 °C, un sommet historique pour le pays (la valeur exacte — autour de 41,5 °C — est encore en cours de consolidation). D'autres pays, de l'Espagne aux Balkans, ont connu des chaleurs extrêmes ces derniers jours, confirmant l'ampleur continentale du phénomène.
La France en première ligne
La France figure parmi les pays les plus touchés. Les autorités sanitaires y ont déjà fait état d'une surmortalité de l'ordre d'un millier de décès supplémentaires sur l'épisode, frappant en grande majorité des personnes âgées. Le drame d'une fillette de 12 ans, morte de la chaleur dans les Yvelines, a rappelé que les plus jeunes ne sont pas non plus à l'abri.
Le climat en accusation
Pour l'OMS, ce bilan illustre une réalité de fond : l'Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite, à un rythme environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Les vagues de chaleur, jadis exceptionnelles, deviennent plus fréquentes et plus intenses — un effet documenté du changement climatique. Au-delà de l'urgence immédiate (s'hydrater, protéger les plus fragiles), l'épisode relance l'enjeu de l'adaptation des villes et des logements à des étés appelés à devenir la norme.



