Un bilan africain inédit
C'est une performance d'ensemble qui marque ce Mondial 2026 : neuf des dix équipes africaines qualifiées ont passé la phase de groupes et accèdent au tableau à élimination directe, souligne Le Monde. Un ratio sans précédent, qui contraste avec les éditions passées où le continent peinait à placer plus de deux ou trois représentants au-delà du premier tour.
L'éloge d'une légende
« Neuf équipes africaines qualifiées sur dix, c'est remarquable », salue Joseph-Antoine Bell, ancien gardien emblématique des Lions indomptables du Cameroun, passé par plusieurs clubs français. Sa voix porte : témoin et acteur des premières grandes heures du football africain, il mesure le chemin parcouru depuis les pionniers des années 1980-1990 jusqu'à cette génération qui s'installe durablement au plus haut niveau.
Les raisons d'une montée en puissance
Plusieurs facteurs nourrissent cette dynamique. L'élargissement du Mondial à 48 équipes a, mécaniquement, ouvert davantage de places. Mais au-delà du format, c'est tout un travail de fond qui paie : formation, structuration des sélections, circulation accrue des joueurs entre championnats africains et européens. Des nations comme le Maroc, demi-finaliste surprise en 2022, ou le Sénégal ont confirmé leur statut, tandis que d'autres sélections créent la sensation.
Un signal pour le football mondial
Au-delà des chiffres, ce constat a une portée symbolique : le football africain n'est plus une simple variable d'ajustement de la compétition, mais un acteur à part entière de la phase finale. Reste désormais à transformer l'essai dans les matchs à élimination directe, où l'expérience des grands rendez-vous fera la différence. Pour Bell et toute une génération, voir neuf équipes du continent à ce stade est déjà, en soi, une forme de consécration.


