Rester indépendant, viser plus large

Le circuit de cinémas MK2, figure de l'exploitation indépendante en France, mise sur le grand public tout en revendiquant son indépendance financière : pas d'entrée en Bourse, pas d'appel à de grands groupes extérieurs, écrit Le Monde. Pour financer ses projets, le groupe a choisi d'ouvrir son capital au public via une plateforme participative, confirme franceinfo.

Des investisseurs, mais pas de pouvoir

La formule retenue est singulière : les particuliers peuvent investir (à partir de petits montants), mais sans droit de vote, ce qui permet à la famille fondatrice de conserver le contrôle. (Les montants visés et les modalités précises — rendement, durée, rachat des parts — sont à vérifier auprès de MK2 et de la plateforme.) Une manière de mobiliser le public — et sa communauté de cinéphiles — sans céder les commandes.

À quoi servira l'argent

Les fonds doivent financer la modernisation de salles emblématiques (rénovation, équipements) et des projets élargissant l'expérience (espaces culturels, lieux de vie). L'objectif : rajeunir le parc et attirer un public plus large, tout en cultivant l'identité art et essai de la marque.

Un modèle face au streaming

Au-delà de MK2, c'est la question du modèle économique du cinéma indépendant qui se pose, à l'heure du streaming et de la domination des multiplexes. En s'appuyant sur son public plutôt que sur les marchés financiers, MK2 tente une voie médiane : se développer sans se dénaturer. Un pari à suivre. ActuBrief reviendra sur les résultats de cette stratégie.