La qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial s'est accompagnée d'une polémique venue du terrain politique, et non sportif. Après la défaite du Paraguay face à la France, une sénatrice paraguayenne a tenu des propos à caractère raciste visant Kylian Mbappé, rapporte Franceinfo.
Des attaques venues d'une élue
Les messages, publiés sur les réseaux sociaux, ont rapidement dépassé le simple commentaire d'après-match pour verser dans l'insulte raciste, provoquant une vague d'indignation en France comme au Paraguay. Qu'ils émanent d'une élue, c'est-à-dire d'une personne investie d'une fonction publique, a accentué la portée du choc.
Sans relayer les termes employés, dont la crudité n'ajoute rien à la compréhension des faits, il suffit de constater qu'ils ont été unanimement condamnés, jusque dans le pays de leur autrice.
La réponse du capitaine
Kylian Mbappé n'a pas laissé les propos sans réplique. Le capitaine des Bleus a répondu publiquement, qualifiant son autrice de personne « méprisable et indigne de sa fonction », selon RFI. Le joueur a pris soin de distinguer ces attaques individuelles de l'ensemble du peuple paraguayen et de son équipe, salués pour leur parcours dans la compétition.
La Fédération saisit le parquet
La réponse ne s'est pas limitée au registre des mots. La Fédération française de football a annoncé un signalement au parquet, indique Le Parisien. En portant les faits à la connaissance de la justice, l'instance déplace l'affaire du terrain de la polémique vers celui du droit.
Le sport, caisse de résonance
L'épisode illustre une réalité désormais familière : les grands rendez-vous sportifs deviennent une caisse de résonance pour des tensions qui les dépassent. Face aux attaques racistes, la ligne défendue par le joueur comme par sa fédération est la même : ne rien laisser passer, et répondre par la parole publique et par la voie judiciaire.


