La France préfère une solution nationale

C'est l'histoire d'un « Français qui a battu Palantir », met en avant BFMTV. L'État français a fait le choix de la société ChapsVision pour remplacer le géant américain Palantir dans l'analyse de données au service du renseignement intérieur, rapporte Alliancy. Un choix présenté comme un acte de souveraineté numérique : ne pas dépendre, pour des données sensibles, d'un acteur étranger.

Qui est Olivier Dellenbach

Derrière ChapsVision, fondée en 2019, se trouve Olivier Dellenbach, entrepreneur français déjà à l'origine de plusieurs sociétés de logiciels (dont eFront, revendu à BlackRock). ChapsVision s'est développée rapidement, par croissance et acquisitions, pour proposer une plateforme d'analyse et de traitement de données massives. (Les chiffres précis — chiffre d'affaires, calendrier de déploiement — varient selon les sources et sont à confirmer.)

Palantir, un fournisseur devenu sensible

Palantir, cofondée par Peter Thiel, s'était imposée auprès de plusieurs États comme outil d'analyse pour le renseignement. Mais sa proximité avec certains cercles politiques américains et la crainte d'une dépendance stratégique ont nourri, en France comme ailleurs en Europe, la volonté de reprendre la main sur ces technologies. Remplacer Palantir par une solution nationale s'inscrit dans cette logique.

Un enjeu européen

Le cas ChapsVision dépasse la simple réussite d'entreprise : il illustre la quête européenne d'autonomie technologique face aux géants américains, sur un terrain aussi sensible que le renseignement. Reste à réussir la transition opérationnelle — un défi technique et organisationnel — et à inscrire cette montée en puissance dans la durée. Pour l'écosystème tech français, c'est un signal encourageant. ActuBrief suivra le déploiement de cette solution.