Poutine conditionne le calendrier
Vladimir Poutine a déclaré « attendre » la venue de négociateurs américains pour reprendre les discussions sur l'Ukraine — mais une fois que Washington sera moins occupé par le dossier iranien, rapporte Le Monde. Le président russe se dit prêt à poursuivre les pourparlers, tout en liant explicitement leur calendrier à la disponibilité de l'administration américaine, mobilisée par la crise au Moyen-Orient.
Un calcul géopolitique
En reliant le dossier ukrainien à la situation iranienne, Moscou rappelle que les ressources diplomatiques de Washington sont limitées et ne peuvent se concentrer sur deux fronts à la fois. Une manière, pour le Kremlin, d'afficher son ouverture au dialogue sans rien céder sur le fond : la Russie maintient des exigences que Kiev juge inacceptables.
La guerre se poursuit
Sur le terrain, les combats ne connaissent pas de trêve. Les frappes à longue portée se multiplient de part et d'autre : l'Ukraine vise les infrastructures militaires et énergétiques russes, tandis que la Russie poursuit ses bombardements, drones et missiles, sur le territoire ukrainien. (Les bilans précis des dernières frappes sont à confirmer.) La diplomatie affichée contraste ainsi avec une intensité militaire qui ne faiblit pas.
Des pourparlers dans l'impasse
Côté ukrainien, on plaide pour des négociations directes et un engagement clair, mais les positions restent éloignées. Entre une Russie qui pose ses conditions et un médiateur américain accaparé ailleurs, la perspective d'une avancée rapide paraît incertaine. La déclaration de Poutine ressemble surtout à une façon de gagner du temps, tout en se présentant comme ouvert au dialogue.



