Une bande dessinée née du deuil
Publié en 2019 puis traduit en français chez Casterman, In Waves est bien plus qu'une BD sur le surf. AJ Dungo y entrelace deux récits : le sien, celui d'un jeune homme amoureux de Kristen, passionnée de vagues et atteinte d'un cancer, et celui, plus large, de l'histoire du surf. Le livre fonctionne en deux registres qui se répondent — l'intime et l'épique — dans un style graphique épuré qui en a fait, rappelle Actualitté, une référence de la bande dessinée indépendante.
Une réalisatrice venue de l'animation française
L'adaptation est portée par Phuong Mai Nguyen, formée dans les écoles françaises d'animation et déjà remarquée pour son travail sur la série Culottées. In Waves est son premier long métrage, porté par un casting de voix françaises de premier plan. Le pari formel est de taille : transposer un graphisme introspectif et une structure en miroir sans les trahir.
Une esthétique saluée à Cannes et Annecy
Le film a été présenté à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2026, puis retenu au Festival d'Annecy, selon sa fiche. Les premiers retours saluent la qualité plastique de l'animation — une palette lumineuse qui contraste avec la gravité du récit — et la fidélité à l'œuvre d'origine. Le film sort en salles françaises le 1er juillet 2026.
Pourquoi cette adaptation compte
Le passage de In Waves au cinéma confirme l'appétit du secteur pour la bande dessinée indépendante et autobiographique, longtemps délaissée au profit des grandes franchises. Surtout, il illustre la capacité de l'animation française — reconnue mondialement — à s'emparer de récits adultes et sensibles. Une histoire d'amour, de deuil et de vagues, qui n'avait a priori rien d'évident à porter à l'écran, et que cette adaptation tente de faire vivre autrement.



