Une opération coordonnée dans quatre pays
Le Parquet européen (EPPO) a conduit, le 30 juin, une série de perquisitions simultanées dans quatre États membres : la France, l'Espagne, l'Italie et la Belgique, rapporte Euronews. L'information a également été relayée en France, notamment par Le Parisien.
Cet office indépendant, chargé de poursuivre les atteintes au budget de l'Union, enquête sur des soupçons d'usage irrégulier de fonds du Parlement européen. Le montant présumé en cause est évalué à 4,3 millions d'euros, sur la période 2019-2024. (Ce montant est celui rapporté par les sources ; il reste à confirmer par le Parquet.)
L'ancien groupe Identité et Démocratie visé
L'enquête porte sur l'ancien groupe Identité et Démocratie (ID), une formation d'extrême droite du Parlement européen dissoute après les élections de 2024. Ce groupe rassemblait notamment le Rassemblement national français, la Ligue italienne et l'AfD allemande.
Les soupçons concerneraient des dépenses engagées au nom du groupe. À ce stade, il s'agit d'investigations : aucune mise en cause n'a débouché sur une condamnation, et la présomption d'innocence demeure entière pour l'ensemble des personnes et partis concernés.
La réaction du Rassemblement national
Président du RN, Jordan Bardella a confirmé que des perquisitions visaient des prestataires en communication ayant travaillé avec le groupe, et a dénoncé, selon Euronews, « une nouvelle opération de harcèlement » de la part du Parlement européen. Le parti conteste donc la démarche et se pose en cible d'un acharnement.
Ce que l'on ignore encore
Le détail précis des faits reprochés, la ventilation des sommes par entité et l'identité des personnes éventuellement mises en cause ne sont, à ce stade, pas publics. Le Parquet européen ne commente pas ses enquêtes en cours dans le détail. ActuBrief suivra la suite de la procédure, en s'en tenant aux faits établis et à la présomption d'innocence.



