Chaque été, les fortes chaleurs mettent l'organisme à rude épreuve. Parmi les risques les plus graves figure le coup de chaleur : une urgence médicale qui peut engager le pronostic vital. Savoir le reconnaître et réagir correctement peut sauver une vie. Ce guide s'appuie sur les recommandations des autorités sanitaires. En cas de doute, ne prenez aucun risque : appelez le 15 ou le 112.

Qu'est-ce qu'un coup de chaleur ?

Le coup de chaleur survient lorsque le corps ne parvient plus à réguler sa température, qui grimpe alors dangereusement. Selon l'Assurance Maladie, il se caractérise par une température corporelle très élevée, associée à des troubles de la conscience (confusion, perte de connaissance, voire convulsions). C'est une urgence absolue.

À ne pas confondre avec des situations proches : l'insolation, liée à une exposition directe de la tête au soleil (maux de tête, nausées, vertiges), et la déshydratation, perte excessive d'eau et de sels minéraux. Toutes deux peuvent précéder un coup de chaleur. Différence importante : le coup de chaleur peut survenir même à l'ombre ou à l'intérieur, notamment lors d'un effort par forte chaleur.

Les signes qui doivent alerter

Le coup de chaleur est souvent précédé de signaux à prendre au sérieux, parmi lesquels :

  • une peau rouge et chaude, sèche ou moite ;
  • des maux de tête, des vertiges ;
  • des nausées, une confusion ;
  • une soif intense ;
  • un pouls et une respiration accélérés ;
  • une température élevée.

L'apparition de troubles de la conscience, d'une perte de connaissance ou de convulsions signe la gravité et impose d'appeler immédiatement les secours.

Les bons gestes en attendant les secours

Face à une personne présentant ces signes, l'Assurance Maladie recommande d'agir sans attendre :

  1. Appelez le 15 (Samu) ou le 112 (numéro d'urgence européen).
  2. Installez la personne dans un endroit frais et aéré.
  3. Retirez ou desserrez ses vêtements.
  4. Rafraîchissez-la : aspersion d'eau fraîche, linges humides, courant d'air.
  5. Si elle est consciente et peut boire, faites-lui boire de l'eau.

Point important : les autorités déconseillent de donner de l'aspirine, des anti-inflammatoires ou du paracétamol dans ce contexte. Suivez les instructions du 15.

Qui est le plus à risque ?

Certaines personnes sont plus vulnérables à la chaleur, rappellent l'Assurance Maladie et le ministère de la Santé : les personnes âgées (sensation de soif et transpiration diminuées), les nourrissons et jeunes enfants (déshydratation rapide), les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques ou prenant certains médicaments, ainsi que les travailleurs et sportifs exposés en extérieur.

Prévenir plutôt que guérir

Les gestes de prévention sont simples : boire régulièrement sans attendre d'avoir soif, garder son logement au frais (volets fermés le jour, aération la nuit), se mouiller le corps, éviter l'alcool et l'effort aux heures les plus chaudes, et prendre des nouvelles de ses proches isolés. Les personnes fragiles peuvent s'inscrire sur le registre communal de leur mairie. En période d'alerte, Canicule info service (0 800 06 66 66) renseigne le public, et les niveaux de vigilance sont consultables sur vigilance.meteofrance.fr.

Cet article a une vocation d'information générale et ne remplace pas un avis médical. En cas de doute ou d'urgence, appelez le 15 ou le 112.