Un phénomène loin d'être marginal

Près de 7 500 personnes ont été victimes, l'an dernier en France, d'accidents provoqués par des conducteurs sans assurance, rapporte Le Parisien. Derrière ce chiffre, une réalité préoccupante : un nombre non négligeable de véhicules circulent sans la couverture pourtant obligatoire, exposant les autres usagers en cas d'accident. (Les chiffres exacts varient selon les sources et les périmètres ; ils sont à manier avec prudence.)

Le Fonds de garantie, filet de sécurité

Quand l'auteur d'un accident n'est pas assuré (ou non identifié), c'est le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) qui indemnise les victimes : frais médicaux, préjudices, dommages. Un dispositif essentiel, qui évite que les victimes ne restent sans recours. Mais le FGAO se retourne ensuite contre le conducteur fautif, redevable des sommes avancées : rouler sans assurance n'efface donc nullement la responsabilité financière, bien au contraire.

Des sanctions dissuasives

Le défaut d'assurance est un délit. Il expose à une amende (de l'ordre de plusieurs centaines d'euros, davantage en cas de circonstances aggravantes), à la possible immobilisation du véhicule et à des peines complémentaires (suspension de permis). Au-delà de la sanction, le risque financier est colossal : en cas d'accident grave causé à un tiers, les sommes à rembourser peuvent se chiffrer en centaines de milliers d'euros.

Que faire en cas d'accident ?

Si vous êtes victime d'un conducteur non assuré : sécurisez les lieux, rassemblez un maximum d'éléments (photos, plaque, témoignages), déposez plainte et déclarez le sinistre à votre assureur. Vous pourrez alors être orienté vers le FGAO. Côté prévention, l'essentiel tient en une règle simple : ne jamais laisser lapser son assurance auto, même brièvement — l'économie apparente peut coûter très cher, à soi comme aux autres.