Un marché verrouillé
Le cloud est dominé, depuis une décennie, par trois hyperscalers américains : AWS (Amazon), Azure (Microsoft) et Google Cloud. La question posée par BFMTV : l'IA pourrait-elle briser cette dépendance ? Entreprises et États européens hébergent largement leurs données chez ces géants, créant une dépendance technologique et géopolitique. (Les parts de marché précises varient selon les études ; à manier avec prudence.)
L'IA change la donne
La ruée sur l'intelligence artificielle transforme les besoins d'infrastructure : puissance de calcul GPU, latence minimale, modèles parfois plus légers et décentralisés (« edge »). Ces besoins spécialisés ouvrent des brèches : le cloud n'est plus seulement une affaire de stockage généraliste, mais de calcul sur-mesure — un terrain où des challengers peuvent exister.
L'Europe se réveille
Côté souveraineté, des acteurs européens et français (comme OVHcloud ou Scaleway) déploient des infrastructures de calcul IA hébergées en Europe, et l'UE investit dans le supercalcul. (Les volumes annoncés sont à comparer prudemment à ceux des hyperscalers.) L'objectif : permettre aux données et calculs sensibles (santé, défense, finance) de rester en Europe, pour des raisons techniques autant que réglementaires.
Un choix, pas une révolution
Soyons mesurés : il ne s'agit pas de « tuer » AWS, mais d'offrir une alternative crédible pour les usages critiques. L'IA, paradoxalement, rend ce scénario possible en fragmentant la demande. Reste à savoir si l'Europe saura saisir ce virage — une question de capitaux, de talents et de volonté politique. ActuBrief continuera de suivre l'enjeu du cloud souverain.



