Une arnaque qui se perfectionne
Une nouvelle arnaque aux péages sévit, jugée « encore plus piégeuse » que les précédentes, alerte Le Dauphiné Libéré. Le mode opératoire repose sur le hameçonnage (phishing) : l'automobiliste reçoit un message — SMS ou e-mail — l'informant d'un péage impayé et l'invitant à régulariser rapidement sa situation via un lien. L'escroquerie surfe sur la généralisation du péage à flux libre (sans barrière, où l'on paie après coup, comme sur l'A13/A14 ou l'A79), qui entretient la confusion sur les paiements réellement dus.
Comment ça fonctionne
Les escrocs imitent l'identité des sociétés d'autoroutes (logos, noms, mise en page) pour rendre le message crédible. Le lien renvoie vers un faux site demandant de payer une petite somme et, surtout, de saisir ses coordonnées bancaires. Objectif : récupérer ces données pour des débits frauduleux, parfois bien plus élevés que le « péage » réclamé. L'urgence et la modicité de la somme sont des leviers classiques pour faire baisser la vigilance.
Les signaux qui doivent alerter
Méfiance si le message : crée un sentiment d'urgence, contient des fautes ou une adresse d'expéditeur douteuse, comporte un lien inhabituel, ou demande des informations bancaires complètes. Nouveauté qui rend l'arnaque plus crédible : certains messages mentionnent désormais votre nom et votre plaque d'immatriculation — des données souvent issues de fuites massives. Attention : un nom d'expéditeur crédible ne prouve rien (il peut être usurpé). Règle simple à retenir : une société d'autoroute n'envoie jamais de SMS avec un lien pour régler un péage.
Les bons réflexes
En cas de doute : ne cliquez pas sur le lien et ne communiquez aucune donnée. Vérifiez directement sur le site officiel de la société d'autoroute concernée (ou via l'application de votre badge de télépéage), en tapant vous-même l'adresse. Pour signaler : les SMS frauduleux se transmettent au 33700 ; les e-mails et faux sites se signalent sur la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr), et l'on peut se faire assister sur cybermalveillance.gouv.fr. En cas de saisie de vos coordonnées bancaires, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition. La règle d'or reste simple : dans le doute, on ne paie pas, on vérifie.



