Un format qui change la donne

La Coupe du monde 2026 est la première à 48 équipes, réparties en 12 groupes de quatre, avec une phase à élimination directe qui débute par des seizièmes de finale (32 qualifiés : les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes). Mécaniquement, le continent africain, qui dispose d'un nombre de places nettement accru par rapport à l'ancien format, en sort gagnant : davantage de sélections engagées, et trois matchs de poule garantis pour chacune.

Une moisson de qualifiés

Résultat : une large majorité des nations africaines présentes ont atteint les seizièmes de finale — un total inédit dans l'histoire de la compétition. Parmi elles figurent des sélections déjà bien identifiées de notre couverture de ce Mondial, comme le Cap-Vert (qui découvre ce stade pour la première fois), la RD Congo, l'Algérie, le Maroc ou le Sénégal. (La liste complète et le décompte exact des qualifiés africains dépendent des derniers résultats de poule et sont à confirmer.) Le contraste est saisissant avec les éditions passées, où le continent peinait souvent à placer plus d'une ou deux équipes au tour suivant.

Plus qu'un effet d'aubaine

Ce parcours ne tient pas qu'au format. Il reflète la montée en puissance du football africain : des joueurs aguerris dans les grands championnats européens, des sélections mieux structurées, des générations ambitieuses. Le passage à 48 équipes a offert le cadre ; les performances sur le terrain ont fait le reste.

Un tournant pour le continent

Au-delà des résultats, cette présence massive en phase finale offre au football africain une visibilité rare et installe le continent comme un acteur durable des grands rendez-vous. Reste désormais à transformer l'essai dans les matchs à élimination directe, face aux cadors mondiaux — l'étape où, jusqu'ici, le plafond de verre s'était souvent rappelé aux sélections africaines.