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title: "SNCF : une prime de 100 euros pour chaque cheminot après la grève du 10 juin"
description: "Au lendemain de la grève unitaire du 10 juin, la direction de la SNCF, conduite par Jean Castex, a annoncé le versement d'une prime de 100 euros sur la paie de juillet à chaque cheminot. Une mesure d'apaisement aux contours encore flous, présentée à l'ouverture d'une table ronde décisive ce 23 juin."
category: "Économie"
category_url: https://actubrief.fr/rubrique/economie
author: "Nathalie Perrot"
published: 2026-06-23T14:35:14.000Z
updated: 2026-06-23T14:35:14.000Z
canonical: https://actubrief.fr/article/sncf-une-prime-de-100-euros-pour-chaque-cheminot-apres-la-greve-du-10-juin
tags: ["SNCF", "grève", "cheminots", "syndicats", "salaires"]
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# SNCF : une prime de 100 euros pour chaque cheminot après la grève du 10 juin

Au lendemain de la grève unitaire du 10 juin, la direction de la SNCF, conduite par Jean Castex, a annoncé le versement d'une prime de 100 euros sur la paie de juillet à chaque cheminot. Une mesure d'apaisement aux contours encore flous, présentée à l'ouverture d'une table ronde décisive ce 23 juin.

## Une prime versée dès juillet

La SNCF a annoncé le versement d'une prime de **100 euros brut** à chaque cheminot, qui figurera sur la fiche de paie de **juillet 2026**, [selon franceinfo](https://www.franceinfo.fr/economie/transports/sncf/greve-a-la-sncf/tous-les-cheminots-a-la-sncf-toucheront-une-prime-de-100-euros-brut-sur-la-fiche-de-paie-de-juillet-en-reponse-a-la-greve-du-10-juin_8075657.html). La mesure intervient en réponse directe à la grève du 10 juin. Cette gratification prend la forme d'une **prime de partage de la valeur (PPV)** ; selon le PDG Jean Castex, elle doit être distribuée « le plus rapidement possible » aux salariés de l'ensemble des entités du groupe, [rapporte Ville, Rail & Transports](https://www.ville-rail-transports.com/ferroviaire/prime-de-partage-de-la-valeur-table-ronde-sur-les-salaires-prolongement-daccords-les-premieres-annonces-de-jean-castex-pour-satisfaire-les-syndicats/). Le périmètre exact des bénéficiaires reste à préciser (À VÉRIFIER).

## Une grève massive sur fond de mal-être

Le mercredi 10 juin, les quatre organisations représentatives — CGT-Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots — avaient appelé à un débrayage unitaire de 24 heures, le premier depuis fin 2024. Près de la moitié des cheminots y auraient participé (À VÉRIFIER), provoquant la suppression de nombreux TGV et de fortes perturbations sur les RER et le Transilien.

Les motifs sont multiples : une augmentation salariale 2026 jugée insuffisante face à l'inflation, des réorganisations contestées et la filialisation du groupe (Fret SNCF, ouverture à la concurrence), ainsi qu'une dégradation des conditions de travail dénoncée par les syndicats (chiffres À VÉRIFIER).

## Recrutements et négociations

Outre la prime, la direction a évoqué un volet recrutements et le prolongement de certains accords. Le nombre d'embauches annoncé reste incertain — un chiffre de **450 recrutements** a circulé, d'autres sources évoquant une centaine de postes (À VÉRIFIER). Une table ronde dédiée aux salaires a par ailleurs été programmée ce 23 juin.

## Des syndicats qui ne désarment pas

Les réactions syndicales sont prudentes, voire critiques. L'unité des quatre organisations a été maintenue jusqu'à la table ronde, présentée comme décisive, [souligne Ville, Rail & Transports](https://www.ville-rail-transports.com/ferroviaire/apres-la-reussite-de-la-greve-les-organisations-syndicales-de-la-sncf-dans-lunite-jusquau-23-juin/). Si l'UNSA s'est dite ouverte à la négociation, SUD-Rail se montre offensif et n'écarte pas une grève reconductible début juillet en cas d'échec (À VÉRIFIER). À l'approche des grands départs estivaux, la prime de 100 euros apparaît comme un geste d'apaisement immédiat, sans garantir l'arrêt du conflit.
