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title: "Mirapolis, le parc français qui a raté son pari, pourrait renaître"
description: "Franceinfo rapporte qu'un parc consacré à Dragon Ball pourrait voir le jour sur le site de Mirapolis, à Courdimanche. Ouvert en 1987 autour d'un Gargantua géant, fermé quatre ans plus tard après 330 millions de francs de pertes, ce parc est le grand raté des loisirs français, et son échec s'explique très bien."
category: "Culture"
category_url: https://actubrief.fr/rubrique/culture
author: "Hugo Mercier"
published: 2026-08-04T01:00:00.000Z
updated: 2026-08-04T01:00:00.000Z
canonical: https://actubrief.fr/article/mirapolis-le-parc-francais-qui-a-rate-son-pari-pourrait-renaitre
tags: ["Mirapolis", "parc d'attractions", "Val-d'Oise", "histoire", "loisirs"]
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# Mirapolis, le parc français qui a raté son pari, pourrait renaître

Franceinfo rapporte qu'un parc consacré à Dragon Ball pourrait voir le jour sur le site de Mirapolis, à Courdimanche. Ouvert en 1987 autour d'un Gargantua géant, fermé quatre ans plus tard après 330 millions de francs de pertes, ce parc est le grand raté des loisirs français, et son échec s'explique très bien.

[Franceinfo rapporte qu'un parc d'attractions consacré à Dragon Ball pourrait s'installer sur le site de Mirapolis](https://www.franceinfo.fr/sports/sport-et-loisirs/le-parc-d-attractions-mirapolis-pourrait-devenir-un-parc-dragon-ball_8133449.html), à Courdimanche, dans le Val-d'Oise. Nous n'avons pas pu ouvrir cet article et ne connaissons donc ni le porteur du projet, ni son calendrier, ni son degré d'avancement. Nous le rapportons pour ce qu'il est : une information de presse à source unique, au conditionnel.

Ce qui mérite d'être raconté, en revanche, c'est le lieu. Parce que Mirapolis est l'échec le plus instructif de l'histoire des loisirs en France.

## Quatre ans et demi, et rien

[Mirapolis a ouvert le 20 mai 1987 et fermé définitivement le 20 octobre 1991](https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirapolis), à Courdimanche, dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise.

L'investissement dépassait **700 millions de francs**. Les pertes atteignaient déjà **300 millions en 1989**, et **330 millions** quand la société Paris-Parc a déposé le bilan, en janvier 1990. Le parc a survécu presque deux ans à cette faillite avant de fermer pour de bon.

Le décalage entre l'espoir et la réalité se lit dans une seule colonne de chiffres. Les prévisions tablaient sur **2,5 millions de visiteurs par an**. La fréquentation réelle a été de **600 000 en 1987**, soit moins du tiers, puis d'**un million en 1988**, ce qui en faisait le premier parc français à atteindre ce seuil, avant de retomber à **640 000 en 1989** et **400 000 en 1991**.

Cette courbe est celle d'un accident industriel : le pic de 1988 n'a pas été un décollage, il a été le sommet.

## Un Gargantua géant

Le parc s'organisait en huit univers thématiques, et rassemblait plusieurs dizaines d'attractions.

On y trouvait le **Miralooping**, montagnes russes à inversions multiples, le **Voyage sous la mer**, parcours scénique qui descendait à quatorze mètres sous terre, et une **descente des rapides** en rondins.

Et surtout, dominant tout le reste, une statue géante de **Gargantua**, personnage de Rabelais, dans laquelle on entrait. C'est l'image qui reste dans la mémoire de ceux qui y sont allés enfants. Elle a été démolie en **1995**, quatre ans après la fermeture.

## Pourquoi ça n'a pas marché

Trois causes se combinent, et la troisième est la plus intéressante.

**Le calendrier.** Mirapolis a ouvert en 1987, à cinq ans de l'inauguration d'Euro Disney à Marne-la-Vallée, annoncée et attendue. Les investisseurs, les partenaires et le public savaient qu'un mastodonte arrivait dans la même région parisienne.

**La gestion.** Le parc a changé plusieurs fois de mains en quatre ans, ce qui a empêché toute stratégie suivie.

**Le thème.** C'est le point que l'on retient le moins et qui explique le plus. Mirapolis était bâti sur le **patrimoine littéraire et folklorique français** : Rabelais, les contes, les légendes. L'intention était honorable, presque patriotique. Elle a buté sur un fait simple : un parc d'attractions se vend à des enfants, et les enfants de 1987 ne rêvaient pas de Gargantua. Ils rêvaient de personnages qu'ils voyaient chaque semaine à la télévision.

## Ce que le projet Dragon Ball dirait, s'il se faisait

Voilà pourquoi la rumeur rapportée par Franceinfo a du sel, indépendamment de sa solidité.

*Dragon Ball* est précisément le type de propriété que Mirapolis n'avait pas : une œuvre à notoriété mondiale, portée par des générations de lecteurs et de téléspectateurs, dont les personnages sont reconnaissables sans explication. Et c'est une œuvre japonaise, sur un site qui avait été conçu comme une vitrine de la culture française.

Il faut ajouter une réserve, et elle est de taille. Wikipédia mentionne, pour l'avenir du site, des propositions récentes impliquant un investisseur saoudien, la société Qiddiya. Un terrain de cette taille en Île-de-France attire des projets, dont beaucoup ne dépassent pas le stade de l'annonce. Depuis 1991, Mirapolis n'a été occupé durablement par rien.

Les attractions, elles, ont fini ailleurs : démontées et revendues à des parcs européens, notamment au Spreepark de Berlin, lui-même fermé depuis. C'est une fin qui convient à cette histoire.

## Sources

- [Mirapolis](https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirapolis)
- [Le parc d'attractions Mirapolis pourrait devenir un parc Dragon Ball](https://www.franceinfo.fr/sports/sport-et-loisirs/le-parc-d-attractions-mirapolis-pourrait-devenir-un-parc-dragon-ball_8133449.html)

