---
title: "Présidentielle 2027 : Mélenchon prône un « non-alignement coopératif », sortie de l'OTAN et rapprochement avec la Chine"
description: "En vue de 2027, Jean-Luc Mélenchon réaffirme une politique étrangère de rupture : quitter l'OTAN par étapes et faire de la Chine un « partenaire privilégié ». Une ligne qu'il résume par la formule « non-alignement coopératif », et qui divise jusque dans son propre camp."
category: "France"
category_url: https://actubrief.fr/rubrique/france
author: "Nathalie Perrot"
published: 2026-06-27T13:46:09.000Z
updated: 2026-06-27T13:46:09.000Z
canonical: https://actubrief.fr/article/melenchon-otan-chine-non-alignement-2027
tags: ["Mélenchon", "OTAN", "Chine", "présidentielle 2027", "La France insoumise", "politique étrangère"]
---
# Présidentielle 2027 : Mélenchon prône un « non-alignement coopératif », sortie de l'OTAN et rapprochement avec la Chine

En vue de 2027, Jean-Luc Mélenchon réaffirme une politique étrangère de rupture : quitter l'OTAN par étapes et faire de la Chine un « partenaire privilégié ». Une ligne qu'il résume par la formule « non-alignement coopératif », et qui divise jusque dans son propre camp.

## Une sortie de l'OTAN « par étapes »

Jean-Luc Mélenchon place la politique étrangère au cœur de son projet pour 2027. Sa promesse, portée de longue date par La France insoumise, est désormais assortie d'une méthode : une sortie de l'OTAN « par étapes ». Il s'agirait d'abord de quitter le commandement intégré — que Nicolas Sarkozy avait réintégré en 2009 —, puis de prendre ses distances avec les équipements partagés avec l'armée américaine. L'Alliance atlantique, soutient-il, placerait la France « sous tutelle » des États-Unis. Son [programme](https://melenchon2027.fr/programme2025/livre/chapitre16/s1/) prévoit aussi de refuser toute alliance militaire permanente, en Asie-Pacifique comme ailleurs.

## La Chine comme « partenaire privilégié »

Sur la Chine, Mélenchon défend un accord scientifique et économique qui ferait de Pékin un partenaire privilégié, estimant que la France a parfois davantage d'intérêts communs avec la Chine qu'avec certains partenaires européens. Sur Taïwan, il a affirmé que la France « ne s'en mêlerait pas » en cas de prise de l'île, résumant sa boussole par une formule d'héritage gaulliste : « ni Moscou, ni Washington, ni Pékin, mais Paris ». Le tout s'inscrit dans un projet plus large de rapprochement avec les pays du « Sud global ».

## Des critiques jusqu'à gauche

La réception divise, y compris à gauche. La présidente des Écologistes, Marine Tondelier, a publié une note appelant à [« sortir de la fascination pour la Chine »](https://marinetondelier.fr/blog/sortir-fascination-chine), reprochant à LFI son silence sur la répression des Ouïghours, des Tibétains ou la situation à Hongkong. Côté socialiste, des responsables ont raillé un alignement supposé sur les intérêts de puissances autoritaires. Des experts, comme ceux du think tank [Terra Nova](https://tnova.fr/democratie/international-defense/sortir-de-lotan-linconsequence-diplomatique-de-jean-luc-melenchon/), pointent les risques concrets d'une sortie de l'OTAN : perte du bénéfice de l'article 5, moindre interopérabilité avec les partenaires européens, perte d'influence dans les décisions de l'Alliance.

## Un clivage pour la campagne

Pour Mélenchon, ces critiques confirment la pertinence d'une ligne qu'il veut placer au centre du débat de 2027 : l'autonomie stratégique de la France face aux blocs. Ses détracteurs y voient une complaisance envers des régimes autoritaires habillée en indépendance nationale. Le débat, lui, ne fait que commencer.
