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title: "Google entre au capital d'A24 : le maître du cinéma indé s'allie à l'IA de DeepMind"
description: "Le géant de Mountain View investit environ 75 millions de dollars dans A24, le studio derrière « Everything Everywhere All at Once ». Sa première participation dans un studio de cinéma, assortie d'un partenariat de recherche avec Google DeepMind sur l'intelligence artificielle. L'accord se veut rassurant, mais arrive dans un Hollywood déjà inquiet pour ses emplois."
category: "Culture"
category_url: https://actubrief.fr/rubrique/culture
author: "Gérard Lefèvre"
published: 2026-06-23T11:04:40.000Z
updated: 2026-06-23T11:04:40.000Z
canonical: https://actubrief.fr/article/google-entre-au-capital-du-studio-a24-pour-un-partenariat-sur-l-ia
tags: ["Google", "A24", "intelligence artificielle", "cinéma", "DeepMind", "Hollywood"]
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# Google entre au capital d'A24 : le maître du cinéma indé s'allie à l'IA de DeepMind

Le géant de Mountain View investit environ 75 millions de dollars dans A24, le studio derrière « Everything Everywhere All at Once ». Sa première participation dans un studio de cinéma, assortie d'un partenariat de recherche avec Google DeepMind sur l'intelligence artificielle. L'accord se veut rassurant, mais arrive dans un Hollywood déjà inquiet pour ses emplois.

Google franchit une nouvelle frontière. Le groupe californien a annoncé un investissement d'environ **75 millions de dollars** (montant et part de capital À VÉRIFIER) dans A24, le studio indépendant américain le plus en vue de la dernière décennie. C'est, [selon Variety](https://variety.com/2026/film/news/google-a24-ai-filmmaking-tools-1236787297/), la première fois que le géant de la tech prend une participation dans un studio de cinéma. L'opération s'accompagne d'un partenariat de recherche avec Google DeepMind, son unité dédiée à l'intelligence artificielle.

## Qui est A24, ce studio devenu culte

Fondé en 2013, A24 s'est imposé comme la marque d'un cinéma d'auteur ambitieux et populaire à la fois. On lui doit des films d'horreur marquants comme *Hereditary*, le drame oscarisé *Moonlight*, et surtout *Everything Everywhere All at Once*, lauréat de sept Oscars en 2023. Le studio était valorisé à environ 3,5 milliards de dollars en 2024, [rapporte Sherwood News](https://sherwood.news/markets/google-invests-75-million-in-film-studio-a24-forms-ai-partnership/).

## Ce que Google et A24 veulent faire avec l'IA

L'accord est présenté comme une collaboration de recherche, et non comme un contrat de production ou d'entraînement de modèles. Point crucial : selon les deux entreprises, il ne donne pas à Google l'accès à la bibliothèque de films d'A24 ni à ses données. Les chercheurs de DeepMind travailleront avec les équipes du studio pour concevoir des outils destinés à la fabrication et à la distribution des films — un premier chantier identifié étant les *storyboards* générés par IA, [précise Deadline](https://deadline.com/2026/06/google-a24-partnership-ai-filmmaking-tools-1236963944/). Le responsable d'A24 Labs, Scott Belsky, insiste : ces outils « ne ressembleront en rien à la génération par prompt qui met les gens mal à l'aise » et viseraient à préserver le contrôle créatif.

## Un Hollywood sur le qui-vive

Le calendrier est délicat. L'annonce tombe dans une industrie encore traversée par un débat tendu sur l'IA, deux ans après les grèves des scénaristes et des acteurs. Comme le souligne [Hoodline](https://hoodline.com/2026/06/google-s-75-million-a24-bet-rattles-hollywood/), syndicats et créatifs surveillent l'accord de près, attentifs aux protections de l'emploi et de l'image et la voix des artistes (*likeness*). La crainte est constante : une IA générative déployée sans garde-fous peut réduire les rémunérations ou se nourrir d'œuvres sans consentement.

## La course des géants tech vers le cinéma

L'opération s'inscrit dans un mouvement de fond : studios et laboratoires d'IA multiplient les rapprochements, à l'image du partenariat noué entre Lionsgate et la société d'IA Runway. Pour Google, prendre pied chez A24 prolonge l'influence de DeepMind dans le divertissement, à un moment où la vidéo générative apparaît comme un terrain stratégique. Reste à savoir si la promesse d'une IA « au service des artistes » résistera aux logiques de réduction des coûts qui travaillent l'industrie. La durée et le caractère exclusif ou non de l'accord restent à confirmer (À VÉRIFIER).
