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title: "Don d'organes : le 22 juin, la France rappelle qu'un oui se transmet d'abord à ses proches"
description: "À l'occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, retour sur des chiffres records, un cadre légal fondé sur le consentement présumé, et les gestes simples pour faire connaître sa position."
category: "Local"
category_url: https://actubrief.fr/rubrique/local
author: "Sarah Dubois"
published: 2026-06-22T05:09:00.000Z
updated: 2026-06-22T05:09:00.000Z
canonical: https://actubrief.fr/article/don-d-organes-le-22-juin-la-france-rappelle-qu-un-oui-se-transmet-d-abord-a-ses
tags: ["don d'organes", "greffe", "santé", "consentement présumé", "Agence de la biomédecine"]
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# Don d'organes : le 22 juin, la France rappelle qu'un oui se transmet d'abord à ses proches

À l'occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, retour sur des chiffres records, un cadre légal fondé sur le consentement présumé, et les gestes simples pour faire connaître sa position.

Chaque 22 juin, la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe invite les Français à se poser une question qu'on remet trop souvent à plus tard : suis-je favorable au don de mes organes après ma mort, et mes proches le savent-ils ? Derrière cette interrogation intime se cache un enjeu collectif majeur, alors que des milliers de patients attendent une greffe.

## Des greffes en hausse, mais une attente toujours longue

L'année 2025 a été marquée par un [record historique](https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-et-greffe-d-organes-et-de-tissus/6-148-greffes-d-organes-en-2025-record-historique-pour-la-france) : 6 148 greffes d'organes ont été réalisées en France selon l'Agence de la biomédecine, le niveau le plus élevé jamais atteint. C'est environ 1,5 % de plus qu'en 2024, où 6 034 greffes avaient déjà été pratiquées, soit l'équivalent de 17 greffes par jour en moyenne.

Mais la demande reste très supérieure à l'offre. Au 1er janvier 2026, plus de 23 000 patients étaient inscrits sur la liste nationale d'attente. En 2025, près d'un millier de personnes sont décédées faute de greffon disponible. Chaque don compte : un seul donneur peut sauver jusqu'à sept vies, et [plus de 70 000 personnes](https://www.dondorganes.fr/) vivent aujourd'hui en France avec un organe greffé.

## Le consentement présumé : nous sommes tous donneurs par défaut

Le principe qui régit le don en France est ancien et peu connu. Depuis la loi Caillavet du 22 décembre 1976, renforcée par les lois de bioéthique successives, s'applique le **consentement présumé** : toute personne est considérée comme donneuse, sauf si elle a exprimé de son vivant son refus. Autrement dit, ne rien faire revient à dire « oui ».

En pratique, lorsqu'un prélèvement est envisagé, les équipes médicales vérifient que le défunt ne s'y était pas opposé, et interrogent systématiquement les proches sur sa volonté connue. C'est là que le bât blesse : le taux d'opposition rapporté par les familles dépasse 37 %. Or ce taux traduit souvent une méconnaissance plutôt qu'un vrai refus : une large majorité de Français se disent favorables au don, mais beaucoup n'en ont jamais parlé à leur entourage. Dans le doute, face au deuil, une famille qui ignore la position du défunt a tendance à refuser.

## Lever les freins : dire sa position, c'est le geste qui compte

La principale façon de lever ce frein est simple et gratuite : **en parler à ses proches**. C'est tout le sens de la journée du 22 juin. Si votre entourage connaît votre choix, il pourra le transmettre sereinement le moment venu.

Pour ceux qui ne souhaitent **pas** donner, le seul moyen sûr de faire valoir un refus est de s'inscrire au [registre national des refus](https://www.registrenationaldesrefus.fr/), consulté systématiquement par les équipes avant tout prélèvement. Depuis janvier 2017, l'inscription est possible en ligne, en plus de la voie postale. On peut y inscrire un refus partiel, pour certains organes ou tissus seulement, et modifier sa décision à tout moment.

À noter : il n'existe pas de « carte de donneur » à valeur légale. Porter une telle carte ne dispense pas d'en parler autour de soi, car c'est la parole des proches qui fera foi. La greffe demeure, pour de nombreux malades, le seul espoir d'une vie plus longue ou retrouvée. Cette journée rappelle qu'une décision prise et partagée aujourd'hui peut sauver des vies demain.

## Sources

- [6 148 greffes d'organes en 2025 : un record historique pour la France](https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-et-greffe-d-organes-et-de-tissus/6-148-greffes-d-organes-en-2025-record-historique-pour-la-france)
- [Don d'organes : nous sommes tous donneurs](https://www.dondorganes.fr/)
- [Registre national des refus](https://www.registrenationaldesrefus.fr/)

