Un courant pour « lire » le corps

Ces balances qui donnent la composition du corps reposent sur l'impédancemétrie (ou bio-impédance), explique Le Dauphiné Libéré. Le principe : un faible courant électrique, imperceptible, traverse le corps. Les tissus « maigres » (muscles, organes, eau) conduisent bien l'électricité ; la graisse y résiste davantage. En mesurant cette résistance, l'appareil estime la part de chaque composant.

Des estimations, pas des mesures exactes

Important : il s'agit d'estimations, calculées par des modèles, et non de mesures médicales précises. Les résultats varient selon l'hydratation, l'heure de la journée, la température de la peau ou le dernier repas. (Les marges d'erreur annoncées diffèrent selon les marques et les tests ; à considérer avec prudence.) Deux pesées le même jour peuvent ainsi diverger.

Suivre une tendance, pas un chiffre

Le bon usage : observer une évolution dans le temps (sur des semaines, des mois) plutôt que de courir après une valeur absolue. Pour cela, mieux vaut se peser dans des conditions comparables (même moment, même appareil). C'est là que ces balances ont un réel intérêt : le suivi.

Précautions

Une réserve à connaître : les porteurs de pacemaker ou de défibrillateur implanté sont généralement invités à éviter ces balances, par précaution vis-à-vis du courant. (Le risque exact reste discuté ; demandez conseil à un professionnel.) Et dans tous les cas, ces appareils ne remplacent pas un bilan médical. Un outil de motivation, donc — à manier avec discernement. ActuBrief continue de décrypter les objets santé du quotidien.